Le sujet des œuvres de Tamás Dezsö porte sur l'humain et le non-humain, l'identité des plantes, ainsi que sur la relation de l'homme avec l'environnement, la nature, c'est-à-dire le non-humain. À travers une variété de formes artistiques et de médias — y compris des photographies, des sculptures, des œuvres cinétiques et des installations — et avec un solide bagage théorique et de recherche, il formule les questions et les problématiques que la crise écologique, la catastrophe climatique imminente, c'est-à-dire notre époque de l'Anthropocène, soulèvent de manière très aiguë.
Chacune de ses œuvres est une problématisation qui prend forme à travers l'image ou la réalité sensible d'une forêt des Açores, d'une haie ou d'un pin vieux de plusieurs centaines d'années, du plus petit insecte du monde, d'un fragment de météorite vieux de 4,5 milliards d'années, de gravures du XIXe siècle, ou même de métronomes. Les œuvres de Dezsö montrent la fin de la domination planétaire de l'homme, l'aveuglement de l'homme face à tout ce qui n'est pas lui, et le monde essentiellement inconnu et silencieux du non-humain, de la nature, des plantes, des insectes, des animaux, en tentant de leur donner la parole.
L'artiste explore les traces chez l'homme qui le relient à l'environnement, à l'identité végétale, prouvant que notre espèce n'est pas supérieure, mais simplement l'une parmi les êtres organiques et inorganiques du monde.